Mgr. Nalty : Les processions eucharistiques trompent la présence réelle du Christ – Clarion Herald

Mgr. Nalty : Les processions eucharistiques trompent la présence réelle du Christ - Clarion Herald

Mgr. Christopher Nalty, curé de la paroisse Good Shepherd/St. Stephen Church à la Nouvelle-Orléans, retrace l'histoire des processions eucharistiques en prévision de l'Evangile qui sera proclamé ce week-end – la Solennité du Très Saint Corps et Sang du Christ (Dimanche du Corpus Christi). Le texte intégral de l'Evangile est imprimé ci-dessous :

Le premier jour de la fête des pains sans levain, lorsqu'ils sacrifièrent l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui dirent : « Où veux-tu que nous allions te préparer à manger la Pâque ? Il envoya deux de ses disciples et leur dit : « Allez dans la ville et un homme vous rencontrera, portant une jarre d'eau. Suis-le. Partout où il entre, dites au maître de maison : ‘Le Maître dit : « Où est ma chambre d’amis où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?’ » Puis il vous montrera une grande chambre haute meublée et prête. Faites les préparatifs pour nous là-bas. Les disciples s'en allèrent alors, entrèrent dans la ville et la trouvèrent comme il le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque. Pendant qu'ils mangeaient, il prit du pain, dit la bénédiction, le rompit, le leur donna et dit : « Prenez-le ; C'est mon corps." Puis il prit une coupe, rendit grâces et la leur donna, et ils en burent tous. Il leur dit : « Ceci est mon sang de l'alliance, qui sera versé pour la multitude. Amen, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'au jour où j'en boirai nouveau dans le royaume de Dieu. Puis, après avoir chanté un hymne, ils sortirent vers le Mont des Oliviers. – Marc 14 :12-16, 22-26

Par Mgr. Christophe Nalty
Curé, paroisse du Bon Pasteur, N.O.

Les paroles de Jésus de la Dernière Cène ont toujours guidé les chrétiens dans leur compréhension de la sainte Eucharistie.

Bien que saint Paul n'ait pas été au Cénacle le Jeudi Saint, il a également reçu les enseignements. Comme il l'a demandé aux Corinthiens : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n'est-elle pas une participation au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-ce pas une participation au corps du Christ ? (1 Cor.10:16). Saint Paul a rappelé aux Corinthiens que l'Eucharistie n'est pas une nourriture ordinaire, qu'elle est bien le Corps et le Sang du Christ selon « la tradition que je vous ai transmise et qui m'est venue du Seigneur lui-même ». (1 Cor. 11:23-26).

L'Église post-apostolique a maintenu les mêmes enseignements. Saint Ignace d'Antioche, écrivant en 110 après JC, a dit : « Certains ne sont pas admis à l'Eucharistie parce qu'ils n'admettent pas que l'Eucharistie est la chair de notre Sauveur Jésus-Christ, la chair qui a souffert pour nos péchés et que le Père, dans sa grâce, ressuscité des morts.

En l'an 167 de notre ère, Justin le Martyr écrivit : « Car nous ne recevons pas ces choses comme du pain ordinaire ou comme une boisson commune ; mais de même que Jésus-Christ notre Sauveur étant incarné par la Parole de Dieu a pris chair et sang pour notre salut, de même on nous a enseigné que la nourriture consacrée par la Parole de prière qui vient de lui, dont notre chair et notre sang se nourrissent par transformation, est la chair et le sang de ce Jésus incarné.

Ce n'est que plus de 1 000 ans après l'Ascension de Jésus que des chrétiens ont douté de cette doctrine immémoriale. Vers l'an 1050 après JC, une dispute éclata entre Lanfranc (l'archevêque de Cantorbéry) et le théologien Bérengère de Tours, en France. Bien que Bérengère n'ait pas nié la présence du Christ dans l'Eucharistie, il croyait qu'il s'agissait d'une présence « spirituelle » plutôt que d'une présence « réelle ».

Pour défendre la doctrine de la Présence Réelle, Mgr Lanfranc a institué la première procession eucharistique pour la célébration du dimanche des Rameaux où une statue de Jésus « entrant à Jérusalem » a été remplacée par un réceptacle portant la sainte Eucharistie. Les personnes présentes ont reçu l'ordre de s'agenouiller au moment où l'Eucharistie passait devant elles. Le symbolisme était que le même Jésus qui était entré à Jérusalem le premier dimanche des Rameaux entrait à nouveau. Grâce à la dispute entre Lanfranc et Berengarius, la doctrine de la transsubstantiation a été développée – conduisant à une renaissance eucharistique aux XIIe et XIIIe siècles, et à l'établissement éventuel de la fête connue sous le nom de « Corpus Christi » en 1264 après JC.

Le début du XIVe siècle voit la création d'une nouvelle forme de vase eucharistique qui permet aux fidèles de contempler le Saint-Sacrement en dehors de la messe : l'ostensoir. Le premier ostensoir survivant – sous la forme d'une tour surmontée d'un crucifix et flanquée de statues de Notre-Dame et de Saint-Jean – date de 1286 après JC. et des bougies dignes d'un roi.

De nombreuses paroisses à travers le monde, y compris ma propre paroisse du Bon Pasteur, profitent de la fête du Corpus Christi pour honorer notre Seigneur et professer publiquement notre foi en la Présence réelle du Christ dans l'Eucharistie en organisant une procession eucharistique.

Notre cortège est conduit par nos premiers communiants, qui parsèment le chemin de pétales de roses.

Voici notre thurifer (la personne qui tient l'encens brûlant), pour représenter les prières du peuple qui monte au ciel.

L'ostensoir est porté solennellement par le prêtre, qui est couvert d'un dais spécial conférant au Christ-Roi sa dignité royale.

Après le dais se trouve notre schola cantorum (choeur), chantant des hymnes eucharistiques professant notre foi en la Présence Réelle.

Enfin, le peuple suit son roi avec une grande joie.

Saluons tous le Saint-Sacrement, où le Christ devient notre nourriture !

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